vendredi 29 octobre 2010

Petite séance du conseil en démocratie.

Lors du conseil municipal du jeudi 7 octobre 2010, nous avons remarqué deux faits significatifs concernant, encore, la manière dont monsieur le maire et l'un de ses adjoints conçoivent la liberté d'opposition et d'expression au sein même d'une séance du conseil.

-  Lors du débat sur une délibération, un membre de l'opposition municipale eut l'audace de citer un chiffre déplaisant pour Mr Mirambeau. Aussitôt ce dernier se mit à répéter, en s'agitant et en élevant la voix : " C'est faux, c'est faux, c'est faux ! ". A la suite de cet échange, il fut demandé au maire quel était le chiffre exact, il était bien sûr intéressant pour tout un chacun de connaître le " vrai " chiffre. Sans se démonter, monsieur le maire avoua ... qu'il ignorait ce chiffre.

Les villepreusiens apprécieront le sens de la "mesure" de Mr Mirambeau !


- En fin de conseil, la parole est donnée au public. Cette fois-ci, et comme d'habitude, plusieurs questions désagréables furent posées à monsieur le maire. Là, c'est l'adjoint aux finances qui monta au créneau pour soutenir moralement son ami. Mr Tricart tança le public en déplorant que la parole donnée à ce dernier soit utilisée pour faire des " effets de manche " et en rappelant que la plupart, sinon toutes les questions posées par le public lors des séances du conseil pouvaient être résolues en les posant directement, par courriel ou par téléphone, à monsieur le maire, à un adjoint ou à un conseiller.

Tremblons amis villepreusiens ! Il se pourrait bien que cette expression de la démocratie que sont les questions du public lors des conseils municipaux soit bientôt confiée à un serveur téléphonique qui vous dira : "Si votre question concerne les espaces verts tapez 1, si votre question concerne l'état de la voirie tapez 2, ..., si votre question concerne le théâtre tapez *#* ... "